Fomes Fomentarius

– Fomes Fomentarius – Amadouvier – tinder –
Famille des polyporaceae – basidiomycètes –

Amadou en voyage sur Téra. Us et Coutumes, Histoire du feu et donc d’Huma.

Pour moi, l’amadouvier est le meilleur ami d’Huma depuis le début, avant le chien. Les dernières traces archéologiques étudiées par les anthracologues (étude des charbons), reculent la datation de la maîtrise du feu à 790.000 ans … voir plus ! Nous étions  Homo Ergaster, un hominidé d’1,2m de haut !!! et qui nous dit que Lucie (3,2 ma) ne jouait pas avec le feu ? ou Orrorin (6 ma) ? les traces sont rares et dans tous les cas, difficiles à interpréter.

Localisation : Chasser l’amadouvier dans des forêts de feuillus. Hêtres, chênes, trembles, bouleau… de nombreux arbres sont des hôtes potentiels.  En cherchant des arbres cassés dans des coins sauvages peu entretenus. Certains parasites peuvent contaminer l’amadouvier, insectes et autres champignons ( http://www.eol.org/data_objects/22909745 )

Récolte  : Septembre – octobre. Récolter de préférence des amadouviers frais et jeunes (moins d’un an), ils seront plus facile à découper. Avec une hachette, séparer le de l’arbre mort sans abîmer la croûte du champignon. Garder les secs pour l’allume feu. Faites tremper les autres dans l’eau plusieurs heures en fonction du besoin. conserver dans un sac en plastique pour garder l’humidité.

Traitement de l’amadou, méthodes et conservation populaires.

L’amadouvier sec est utilisé tel quel pour le feu et garder au sec. Certaines familles de Sibérie profonde l’utilise encore dans les années 1980 avec une technique du foret à feu (drille).

Travail : Utilisez les frais et détrempés si vous voulez travailler l’amadou. A l’aide d’un couteau bien affûté (les maîtres amadouvistes utilisent une grande faucille fine), enlever la croûte dure (cuticule) sur le dessus du champignon sur 2 à 3mm en suivant la forme du champignon. L’amadou apparaît rapidement sous la peau, essayez d’enlever la même épaisseur partout. Faites de même avec les tubes de dessous, le mycélium intérieur et toutes les parties inutiles du champignon (écorces, bois,…). Vous obtenez une noix d’amadou ! le bord sera découpé de manière circulaire sur 1 à 2 cm d’épaisseur, sur une ou deux tranches tout autour, elles servent de bandes/pansements. Le reste de la noix, ovale généralement, est la plus grande surface d’amadou, réservé aux plus belles pièces. Après découpe, frapper les pièces d’amadou avec un marteau en bois pour les attendrir. Étirer l’amadou à la main avec un mouvement lent de massage/étirement pour lui donner l’épaisseur et la texture souhaitées. Pour finir la préparation des grandes pièces d’amadou, passer un coup de fer à repasser vapeur dessus à basse température. Conserver au sec.

production perso !

les encens et parfum. t=6000 ans

les résines séchées en poudre, sur les braises d’amadou. Baies de Genévrier en poudre. Bois de senteurs. Feuilles séchées, comme la sauge, l’eucalyptus… Mais aussi pulvériser des huiles essentielles sur un bandelette d’amadou embrasée.

les huiles essentielles en cataplasme.

Les mèches à feu … avec la poudre et les canons, la guerre change de visage, l’histoire de la pierre à fusil. t= – 1000 ans à aujourd’hui.

Le médecin. (  http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25642401 ).

  • le pansement. hémostatique. antiseptique. t=6000 ans et +

Extract from Ethnomycological use of Fomes fomentarius (L.) Fr. in Transylvania, Romania-No ́ra Papp . Kinga Rudolf . Tı ́mea Bencsik . Do ́ra Cze ́ge ́nyi

Ethnomedicinal use: for bleeding as bandage in Europe and Western Siberia (Mellin 1791; Go ̈pfert, 1982; Saar 1991; Rutalek 2002; Evans and Kibby 2005).
Pharmacological use: rheumatism (Hobbs 1995), for haemorrhoids, dysmenorrhoea (Killermann 1938), bladder disorders (Killermann 1938; Grienke et al. 2014), cold, hypertension, eye diseases (Wasson
1969; Kim and Song 2014), analgesics (Ying et al. 1987), for abdominal pain, alopecia, constipation, glycosuria, cirrhosis, obesity, paralysis, and tuberculosis in Korea (Kim and Song
2014), liver, stomach, uterine, and oesophagus cancer (Wasson 1969), antitumour (Chen et al. 2008; Ito et al. 1976; Huang et al. 2012), anti-leukaemia (Coy and Nieto 2009), anti-inflammatory (Park et al. 2004), anti-thrombin (Ro ̈secke et al. 2000), cytotoxic (Huang
et al. 2012; Zang et al. 2013), and immunomodulatory effect (Gao et al. 2009)

L’utilisation de l’amadou pour stopper certaines hémorragies est connue depuis longtemps, 500 ans avants JC les premiers témoignages le montrent. Mais la présence d’amadou dans les ustensiles d’Ötzi peut laisser penser qu’il utilisait ce champignon comme hémostatique. Les champs de bataille de l’antiquité, du moyen âge jusqu’au 19ème siècle ont connu l’amadou ! Déchirez un simple morceau

  • le réchauffeur. articulations. la chauffette pour l’hiver.
  • le cataplasme. onguents et huiles essentielles.
  • la moxibustion. pyroponcture et moxa.
  • la cautérisation. braise à haute température.
  • la fumigation. asthme, psychotiques, hémorroïdes…
  • le matelas anti-escarres et miel de thym.
  • la serviette hygiénique ! alors mesdames ? t=inconnu
  • en capsules à avaler … t=now médecine chinoise.
  • Traitement du cancer des voies digestives
  • Le vêtement. les derniers maîtres amadouvistes de Korund, Roumanie. t=now.
    https://www.youtube.com/watch?time_continue=636&v=8jibcLX1e8c

http://koramad.blogspot.com/2012/08/

Marché de Corund – Roumanie – 2012
et même des basquettes ! à 600$ ! chez nat-2
fabrication maison – chapeau et pansements – handmade IN OUT-Z-Alpes
  • Le séchoir antirouille pour les aiguilles.
  • Le must du sèche mouche pour la pêche.
  • Le jouet.
  • Les sculptures, totems, masques et miniatures.
mon atelier gesticulé – Métiers oubliés – Villar St Pancrace (05) – 2016
fête médiévales Briançon – XI ème au XV ème siècle- Place du temple – 2018
DE PÈRE EN FILLE !
autres données sur l’amadou :

A.− Substance spongieuse et inflammable, virant sur le brun sombre ou le noir, fournie par plusieurs espèces de champignons, principalement le polypore amadouvier*.

B.− Cette substance traitée en vue d’usages particuliers.

1. Espèce de mèche noire faite avec de l’amadou traité et qui, s’enflammant facilement au contact d’une étincelle, est utilisable pour allumer le feu :

1. Le petit marquis alla chercher dans le salon ce qu’il lui fallait. Il rapporta une toute mignonne théière de Chine famille rose qu’il emplit de poudre à canon, et, par le bec, il introduisit délicatement un long morceau d’amadou, l’alluma, et courut reporter cette machine infernale dans l’appartement voisin. G. de Maupassant, Contes et nouvelles,t. 2, Mademoiselle Fifi, 1881, p. 158.

2. Pour se rendre compte de la température (du surchauffeur), les ouvriers déposent un morceau de bois ou d’amadou sur la dernière ligne de tuyaux et constatent le temps qu’il met à s’allumer. L. Ser.Traité de physique industrielle,t. 2, 1890, p. 2.

− P. ext., vieilli, région. Toute espèce de matière inflammable utilisée pour allumer le feu :

3. On fait aussi de l’amadou avec des feuilles de papier à sucre, et même avec du linge qu’on laisse brûler jusqu’à ce que la flamme s’éteigne, et qu’on étouffe à l’instant. Besch.1845.

4. François apprit d’Alain beaucoup de choses. Il ignorait tout de la vie sauvage. Alain lui enseigna à posséder le feu, à se faire un briquet d’une cartouche vide, de l’amadou avec un linge brûlé, à mendier de l’essence aux pilotes des tracteurs qui faisaient goutter pour vous leur carburateur. M. Van der Meersch, Invasion 14,1935, p. 375.

Rem. ,,L’amadou est maintenant d’un emploi plus restreint depuis l’invention des briquets phosphoriques.«  (Besch. 1845).

− Au fig. et fam. Être d’amadou. S’enflammer vite :

5. L’imagination provençale est ainsi faite; elle est d’amadou, s’enflamme vite, même à sept heures du matin, et Mistral avait eu raison de compter sur mon enthousiasme. A. Daudet, Trente ans de Paris,1888, p. 118.

♦ Cœur d’amadou. Qui s’enflamme à la première occasion. Prendre feu comme de l’amadou. S’enflammer, s’emporter promptement.

Rem. Attestés ds la plupart des dict. généraux.

2. PHARM., CHIR., vx. Amadou traité pour arrêter les hémorragies notamment sur les champs de bataille. Tampon d’amadou :

6. … un soldat français privé des deux jambes se frayait un passage dans des cimetières qui semblaient avoir rejeté leurs entrailles au dehors. Le corps d’un cheval effondré par un obus avait servi de guérite à ce soldat : il y vécut en rongeant sa loge de chair; les viandes putréfiées des morts à la portée de sa main lui tenaient lieu de charpie pour panser ses plaies et d’amadou pour emmailloter ses os. F.-R. de Chateaubriand, Mémoires d’Outre-Tombe, t. 2, 1848, p. 448.

7. Le major plaça sur l’orifice de la blessure, qu’il lava préalablement à l’eau fraîche, un épais tampon d’amadou, puis des gâteaux de charpie maintenus avec un bandage. Il parvint à suspendre l’hémorragie. J. Verne, Les Enfants du capitaine Grant,t. 2, 1868, p. 238.

3. Arg. anc. :

8. Amadou. Onguent jaune avec lequel les « truands » se frottaient pour paraître malades. F. Vidocq, Les Voleurs,1836, p. 7.

Rem. 1. Donné au fém. amadoue pour cette acception par Esn. 1966. 2. Dér. Amadouerie, subst. fém. Lieu où l’on fabrique l’amadou (attesté ds Ac. Compl. 1842, Besch. 1845, Lar. 19e, Guérin 1892, Nouv. Lar. ill., Quillet 1965).

Prononc. − 1. Forme phon. : [amadu]. 2. Homon. : (il) amadoue.

Étymol. ET HIST. − 1546 indirectement attesté par son dér. amadouer* « frotter avec de l’amadou » (Rabelais, Prol., III ds Hug.); 1628 amadoue « onguent dont se frottaient les gueux pour paraître jaunes et malades » (Jargon de l’argot, 10 ds Sain. Sources t. 1 1925, p. 346 : De l’amadoue, c’est de quoy les argotiers − c’est à dire les gueux − se frottent pour faire devenir jaunes et paroistre malades); 1723 amadou « substance spongieuse et très inflammable, extraite de l’amadouvier » (Savary des Bruslons, Dict. universel de comm. : Amadou. Espèce de mèche noire qui vient d’Allemagne. Elle se fait avec cette sorte de grands champignons, ou d’excroissances fongueuses, qui viennent ordinairement sur les vieux arbres, particulièrement sur les chesnes, les fresnes et les sapins). Gén. considéré comme une transposition du prov. amadou (Mistral t. 1 1879), de l’a. prov. amador « celui qui aime », lat. amator. Outre la difficulté de forme (amadoue est antérieur à la forme sans e), la relation sém. indiquée par les dict. (l’amadou est inflammable comme le cœur d’un amoureux) est peu convaincante, l’anal. de sens s’opérant d’ordinaire en sens inverse. − Amadouerie, 1838 (Ac. Compl. 1842).

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Fomes+Fomentarius

https://www.futura-sciences.com/planete/dossiers/botanique-decouverte-amadouvier-218/