Psilocybe cubensis

Psilocybe cubensis – psilo –

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Certainement la plus ancienne espèce psychotrope consommée par l’homme à travers le monde plus de 5700 ans d’histoire connue. Certainement plus ancien que cela. la psilocybine est un puissant enthéogène provoquant des visions ! 700 différentes variantes de psilocybes induisent des effets différents. je ne donne pas plus de détails !

localisation : Dans plusieurs pays, mais surtout en Amérique du sud et centrale. En France, en dessous de 700 m d’altitude ou dans un placard !

récolte : dans certains champs. à la maison en préparations indoor.

tradition : remonte au néolithique. Les civilisations précolombiennes, notamment les Aztèques, faisaient une utilisation rituelle des psilocybes. Les Aztèques l’appelaient « téonanácatl », ce qui veut dire « chair des dieux ».

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En France, on interdit son utilisation dans la fabrication de la bière au XVIeme siècle !

propriétés : wikipédia

  • Traitement des TOC : la psilocybine utilisée de manière contrôlée à faible dose s’est révélée être un excellent traitement pour les patients souffrants de TOC (troubles obsessionnels compulsifs). Une expérience menée sur des individus a démontré une amélioration spectaculaire chez tous les sujets et a pu être quantifiée : grâce à la psilocybine leurs symptômes obsessionnels ont diminué de 25 % sur l’échelle d’obsessions et de compulsions de la « Yale-Brown Obsessive-Compulsive Scale ». Il va de soi que l’usage était cadré et supervisé par des médecins et qu’une automédication comporte des dangers.
  • Traitement de l’algie vasculaire de la face : la psilocybine contenue dans certains champignons est un traitement efficace contre cette céphalée extrême qui résiste à presque tous les traitements actuels.
  • Traitement de l’anxiété et de la déprime relative à la mort chez les patients cancéreux : le professeur Griffith de l’université de Hopkins a démontré que le principe actif nommé « psilocybine » contenu dans certains champignons hallucinogènes a fait ses preuves lors de tests sur des patients déprimés atteints de cancer en phase terminale. D’après cette étude, l’usage contrôlé de psilocybine induit une diminution de l’anxiété chez le patient, une meilleure acceptation de la peur de la mort ainsi qu’une amélioration de l’humeur, une diminution voire une suppression de la dépression

La psilocybine est présente dans 40 espèces de champignons environ.

C’est un perturbateur du système nerveux central. Cette substance est présente des espèces des genres : Psilocybe (les plus connus), Stropharia et Panaeolus. La dose hallucinogène caractéristique est de 4 à 10 mg, ce qui correspond à des doses oscillant entre 2 et 40 champignons selon les espèces. C’est un hallucinogène environ 10 fois moins puissant que le LSD et  provoquant des effets moins prononcés que ce dernier, qui durent approximativement trois à six heures et disparaissent habituellement au bout de 12 heures. Mais les hallucinations peuvent être parfois perçues jusqu’à quatre jours après l’ingestion des champignons !

le syndrome narcotinien (ou psilocybien), qui constitue lui une expérience franchement hallucinatoire.

Ce syndrome est lié à l’ingestion de certains champignons du genre Psilocybe, Panaeolus ou Stropharia, qui contiennent de la psilocine et de la psilocybine.

Une étude menée par des chercheurs de l’Université du Sud de la Floride a découvert que la psilocybine induit une neurogenèse dans le cerveau des souris.

Une étude britannique de la Royal Society permet de voir l’activité cérébrale quand celle ci est conditionnée aux drogues psychédéliques. En effet, les champignons hallucinogènes provoqueraient une expansion de l’esprit en hyper-connectant les réseaux neuronaux entre eux. Ainsi, pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont administré par intraveineuse une pilule de psilocybine à une demi-quinzaine de volontaires. Ils ont ensuite effectué des examens IRM sur chacun d’entre eux. Les scientifiques ont alors constaté qu’un nouveau type d’ordre semblait émerger dans le cerveau. Lors d’une activité cérébrale normale, il y a peu de liens entre les différents réseaux neuronaux du cerveau. Mais sous l’emprise de psilocybine, des méta-réseaux qui n’ont jamais été reliés se rejoignent soudainement pour former un ensemble hyper-connecté. Les chercheurs ont ainsi constaté une augmentation de l’activité cérébrale dans les méta-réseaux liés à la pensée émotionnelle. Une sorte d’expansion de l’esprit proche des phénomènes observés lorsqu’une personne rêve. De quoi expliquer comment les drogues psychédéliques produisent leurs effets psychotropes et un état de conscience accru. Le phénomène est symbolisé par des expériences sensorielles confuses et intenses comme les hallucinations visuelles et auditives. Ces résultats font directement écho à des études antérieures. Ainsi que celles qui ont récemment suggéré que les champignons pouvaient être utilisés pour traiter la dépression.

Deux études cliniques américaines en 2016 ont prouvé l’efficacité du champignon dans le traitement du cancer. En effet elle permet aux malades, de donner un coup de pouce non négligeable au moral.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Psilocybe+cubensis

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